Prévenir le burn-out, c’est éteindre l’incendie avant qu’il ne se déclare… Dans mon quotidien, je croise de nombreuses personnes qui sont déjà touchées par le burn-out. Vous le savez peut-être si vous avez l’habitude de lire mes articles et d’assister à mes conférences : à côté de mes activités de coach et de consultant, je suis un professionnel du milieu médical hospitalier. On peut donc dire que le burn-out, c’est mon quotidien…

Oui, mais voilà : s’il est vrai qu’il existe des clefs pour se sortir du burn-out, s’il est vrai qu’il est possible de transformer le burn-out en une expérience positive et transformatrice, cela n’en reste pas moins un passage éprouvant pour la personne touchée ainsi que pour son entourage.

Comment donc faire pour prévenir le burn-out? Quelles sont les clefs ( clefs individuelles) pour s’en prémunir et éviter de « tomber dedans »?

Clef n°1 : En prévention du burn-out, comprendre si vous êtes une personne « à risque »

Les traits de caractère de la personne « à burn-out »

Beaucoup de personnes l’ignorent, mais il existe bien un « profil type » pour le burn-out. Voici donc la liste des traits de caractère qui pourraient vous « classer » dans la rubrique « à risque » du burn-out :

  • Vous êtes un grand perfectionniste ?
  • Vous êtes surinvesti dans votre travail ?
  • Vous avez un sens des responsabilités TRES prononcé ?
  • Vous êtes un grand idéaliste, bercé d’enthousiasme? 
  • Vous êtes focus sur votre carrière, et pour vous, le divertissement, le repos, voire même la famille passent au second plan? 

Si vous avez répondu « oui » à au moins 3 de ces questions, il y a fort à parier que vous soyez une proie facile pour le burn-out…

La population concernée par le burn-out

Alors, bon. J’imagine que vous avez répondu aux petites questions et que vous êtes déjà en train de secouer la tête énergiquement en vous répondant que non, vous, vous n’êtes pas concerné. Après tout, vous n’êtes ni une infirmière enchainant les gardes de nuit, ni un médecin urgentiste allant de cas désespéré en cas désespéré en faisant face à la mort à chaque instant. Qu’on se le dise : le burn-out ne concerne pas que le personnel médical. Il ne concerne pas non plus uniquement les chefs d’entreprise, les dirigeants, ou encore les cadres supérieurs.

Point n’est même besoin de suivre une carrière professionnelle pour être atteint par le burn-out. Même des mères au foyer peuvent être touchées. 

Clef n°2 : Prendre conscience de la « surcharge mentale » pour mieux prévenir le burn-out

Le problème n°1 qui cause le plus souvent le burn-out, ce n’est pas l’excès de travail. Non. La principale cause de cette affection, c’est la surcharge mentale.

Pour vous expliquer de quoi il s’agit, je vais prendre un exemple :

 » Je me souviens du cas de de Christina qui rentre chez elle ce soir-là.

Elle travaille à ¾ temps dans une banque.

Il s’agit d’un emploi qu’elle trouve intéressant et enrichissant, avec de nombreux contacts humains.

Mais depuis la fusion avec une autre société, son nouveau chef doit s’occuper de la restructuration et des rumeurs de plus en plus fortes circulent concernent une réduction d’effectif.

Ce qui ne la tranquillise pas, car elle se demande si elle va faire partie de ces licenciements.

En plus, lorsqu’elle rentre du travail, Valérie doit s’occuper de la maison, du repas du soir.

Pendant qu’elle cuisine, elle doit également prendre du temps pour faire les devoirs avec son fils de 8 ans qui souffre de troubles attentionnels et de dyslexie.

Quant à la grande de 16 ans, en pleine période d’adolescence, comment va-elle être aujourd’hui ? De bonne humeur, en pleurs, ou euphorique ?).

Ah oui, j’oubliais : avant de rentrer, elle est passée à l’hôpital voir sa maman qui est tombée il y deux mois.

A 19H00, elle reçoit un SMS de son mari annonçant qu’il ne sera pas présent pour le souper.

Christina est épaulée par son conjoint, mais celui-ci rentre tard du travail, et lorsqu’il rentre enfin le soir, il est en général tellement fatigué qu’il ne prend le relais que le week-end.

Christina a l’impression de devenir un robot multi tache, elle doit continuellement se concentrer, s’adapter et traiter de nouvelles informations.

De plus, elle se met une pression psychologique car elle estime devoir tout accomplir à la perfection, que ce soit au travail, avec ses enfants, avec sa maman, avec son mari… »

Vous comprendrez aisément que cette surcharge mentale, qui peut toucher tout un chacun, entraine un stress chronique qui peut rapidement avoir des conséquences sur la santé psychologique et physique.

Comprendre qu’on est en état de surcharge mentale, en stress chronique, c’est déjà mettre le doigt sur le problème et donc la possibilité de se donner les moyens d’identifier ce qui pourrait nous mener au burn-out afin de le contourner et de mieux le prévenir ! 

Clef n°3 : Comprendre que nous sommes inégaux face au burn-out : tout dépend de notre façon d’appréhender le monde…

Vous avez bien lu tout ce qui précède de cet article, mais vous n’êtes toujours pas convaincu : de nos jours, entre la structure familiale qui se disloque, le chômage qui augmente et les crises économiques qui se succèdent, c’est tout le monde qui se sent plus ou moins sous pression, débordé, stressé… Et plutôt plus que moins, d’ailleurs ! Alors, qu’est-ce qui distingue une personne d’une autre? Qu’est-ce qui fait qu’entre deux personnes qui vivent une situation donnée, l’une d’entre elles abordera sa journée avec le sourire, alors que l’autre se sentira submergée par les évènements ?

La réponse tient en 2 mots : la structure mentale.

Nous avons tous un ensemble d’idées préconçues, les croyances, qui gouvernent, consciemment ou non, nos journées. Nous sommes tous entourés par des « barrières mentales » dont bien souvent nous n’avons pas conscience, et qui nous poussent à faire (ou ne pas faire) telle ou telle chose. Par exemple, une personne qui ne parvient pas à dire non est bien souvent gouvernée par l’idée que si elle refuse de faire ce qu’on lui demande, on ne l’aimera pas, qu’elle ne sera pas appréciée par les autres. Ce type de croyances, conjuguées aux traits de caractère cités plus haut, montre que la personne concernée risque fort de basculer dans le burn-out.

Pour certaines personnes, les embouteillages sont une occasion pour écouter des livres audio ou méditer. Pour d’autres, ils sont une source de stress et de frustration.

Si vous faites partie de ces personnages qui ont des représentations mentales très négatives, et qui voient le monde à travers des lunettes noires, alors la solution pour prévenir le burn-out réside peut-être pour vous dans le coaching…

Clef n°4 : Se faire accompagner en coaching peux vous aider à découvrir de nouvelles stratégies qui vous conduiront a de nouvelles perspectives.

Soyons clair, le coaching n’est pas une psychothérapie, mais ça peut-être une réelle opportunité pour vous de vous faire accompagner par un professionnel qui saura vous aider par le questionnement à mieux comprendre votre fonctionnement et à modifier vos représentations mentales.

Cela va vous permettre de fixer d’autres objectifs afin de vivre une vie plus en connexion avec ce que vous êtes et avec vos rêves, ainsi que de transformer vos objectifs de vie pour une vie meilleure.

La plupart des gens pensent qu’ils ne pourront pas changer, ou qu’ils se trouvent dans une situation tellement difficile qu’ils ne pourront pas s’en sortir. Or, si parfois il est bien difficile de se sortir d’une situation compliquée tout seul, l’accompagnement d’un professionnel pour prendre du recul sur soi et sur sa vie peut bien souvent vous aider à transformer votre existence en mieux.

Parfois, la lecture d’un livre, le fait d’assister à une conférence peuvent vous apporter ce déclic que vous attendiez, et vous permettre de faire les pas (au sens propre et au sens figuré) qui vous permettront de sortir de l’impasse. Mais parfois aussi, on a besoin d’une personne qui est là pour nous, pour nous accompagner dans et vers le changement.

Êtes-vous déjà touché par le burn-out?

Clef n°5 : Ne pas tout lâcher

Le plus souvent, quand on entend parler d’une personne atteinte de burn-out, son entourage lui conseille de quitter son travail. Il s’agit à mon avis d’une grossière erreur : si la personne concernée a développé des traits de caractère et une structure mentale qui l’ont amenée à son burn-out, changer de travail n’apportera qu’un soulagement provisoire. Passé les premiers mois et le soulagement immédiat, de nouveaux problèmes apparaitront, et si la personne les aborde avec les mêmes solutions qu’auparavant, il y a un réel risque de récidive du burn-out

La solution n’est donc pas de quitter son emploi, mais :

  • D’aborder le travail de façon différente
  • D’insérer dans son quotidien des moments de réelle détente (par exemple, une séance de sport sur le temps de la pause déjeuner)
  • Parfois, de demander à être muté dans un autre service, pour « changer les têtes », créer de nouveaux liens, histoire de « repartir à zéro » sans pour autant tout lâcher.

Clef n°6 :  Redécouvrir son entourage familial et amical

Une des principales caractéristiques des personnes qui font un burn-out, c’est l’isolement. Avec le temps, la personne qui se sent dépassée, fatiguée par sa vie, va avoir tendance à se replier sur elle-même. Alors, si vous sentez les prémices du burn-out vous guetter, un conseil : tendez la main aux autres. Parents, grands-parents, amis, collègues, remettez en place ces petits moments que vous saurez partager ensemble, soit pour que vos proches vous donnent un coup de main dans votre quotidien, ou tout simplement pour vous reconnecter à celles et ceux qui vous connaissent et vous apprécient « pour ce que vous êtes », et pas seulement « pour ce que vous faites ».

Clef n°7 : Changer d’environnement

L’écologie, vous connaissez? Et l’écologie interne, ça vous dit quoi ? Pour vous aider à prévenir le burn-out, un remède : reconstruire son écosystème. En changeant son environnement, on peut parvenir à changer son état interne. Alors, si le burn-out vous guette, une solution : transformez votre écologie intérieure.

Cela passe par de micro-changements dans votre quotidien : un changement de décor sur votre lieu de travail (changer les photos, s’acheter de jolis stylos), par exemple, ou encore, s’aménager un espace rien qu’à soi chez soi (coin de relaxation, coin-lecture, petit jardin, etc.).

Au niveau de votre rythme de vie, vous pouvez également induire de grands changements : vous lever tôt le matin afin de faire du sport ou de prendre le temps de lire ou de méditer peut vous être très bénéfique, par exemple.

Clef n°8 : Passer de victime à super héros (ou super héroïne)

Bien souvent, de façon inconsciente, les personnes qui sont touchées par le burn-out se victimisent. Dans leur discours intérieur reviennent régulièrement des idées telles que : « De toute façon, c’est toujours de ma faute », « Tiens, c’est encore moi le coupable ! », ou encore : « Je l’aurais parié : c’est encore sur moi que ça tombe… »

Et si, au lieu de vous apitoyer sur vous-même intérieurement, vous vous disiez les phrases suivantes?

  • « Si ce défi se présente à moi, c’est que je peux le faire ! »
  • « Si mon boss me confie cette mission si difficile, ce n’est pas pour me punir, mais parce qu’il sait que je peux l’accomplir! »
  • « Je suis une super maman. Oui, je parviendrai à préparer un gâteau cet après-midi alors même que j’ai Bébé à garder et la maison à nettoyer de la cave au grenier »

La liste de phrases n’est pas exhaustive, mais vous voyez le tableau : au lieu d’être victime, vous vous transformez en une personne responsable et capable qui sait relever tous les défis (ou presque).

Comment puis-je sortir de mon burn-out?

Clef n°9 : Se reconnecter à sa mission de vie

Quand vous étiez enfant, vous aviez sûrement un rêve? Vous étiez sûrement porteur de projets? Certains gamins rêvent de devenir cosmonautes, d’autres, d’être maîtresse, d’autres encore, de devenir explorateur. Quels qu’ils soient, ce type de rêves sont révélateurs de la mission qui vous porte, de celle qui vous fait vibrer, qui vous fait grandir.

Quand on grandit, parce qu’ils faut répondre aux attentes des autres et de la société, on ne fait plus attention à cet enfant intérieur qui est encore présent au fond de nous. On oublie nos rêves, on renonce à nos attentes les plus profondes, et on se résout à une vie morne qui ne nous correspond plus vraiment.

Et si vous renouiez avec cet enfant intérieur? Si vous faisiez le choix de vous retrouver, de vous reconnecter avec ce qui vous fait vibrer?

Aider les autres vous galvanise? Pourquoi ne pas consacrer un peu de temps à une association?

Vous dépasser physiquement vous stimule? Pourquoi ne pas vous lancer un défi personnel comme de courir un marathon, en vous donnant les moyens (temps, investissement) pour le réaliser?

Clef n°10 : Transmettre

Maitre Yoda, vous connaissez? Si vous êtes parvenu à comprendre que le burn-out vous guettait et que vous mettez en place des solutions pour vous en sortir, pourquoi ne pas partager votre expérience? Voilà un excellent moyen de renforcer vos bonnes résolutions tout en vous permettant d’accompagner d’autres personnes sur le chemin d’une vie plus épanouie, plus sereine ! Et, parce qu’à plusieurs c’est toujours plus fun, vous trouverez peut-être ainsi un collègue ou un ami avec qui vous pourrez construire le chemin vers une vie apaisée.